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DEATH TO MY HOMETOWN

LA MORT DANS MA VILLE NATALE



Well, no cannon ball did fly
No rifles cut us down
No bombs fell from the sky
No blood soaked the ground

No powder flash blinded the eye
No deathly thunder sounded
But just as sure as the hand of God
They brought death to my hometown
They brought death to my hometown, boys

Now, no shells ripped the evening sky
No cities burning down
No army stormed the shores for which we’d die
No dictators were crowned

I awoke on a quiet night
I never heard a sound
The marauders raided in the dark
And brought death to my hometown, boys
They brought death to my hometown

They destroyed our families factories
And they took our homes
They left our bodies on the plains
The vultures picked our bones

So, listen up my sonny boy
Be ready when they come
For they’ll be returning
Sure as the rising sun

Now get yourself a song to sing
And sing it ’til you’re done
Sing it hard and sing it well
Send the robber barons straight to hell

The greedy thieves who came around
And ate the flesh of everything they found
Whose crimes have gone unpunished now
Who walk the streets as free men now

They brought death to our hometown, boys
Death to our hometown, boys
Death to our hometown, boys
Death to our hometown, boys

****


Aucun boulet de canon n’a volé
Aucun fusil ne nous a fauchés
Aucune bombe n’est tombée du ciel
Aucun sang n’a trempé le sol

Aucune étincelle de poudre n’a aveuglé nos yeux
Aucun tonnerre mortel n’a retenti
Mais aussi sûre que la main de Dieu
Ils ont apporté la mort dans ma ville natale
Ils ont apporté la mort dans ma ville natale

Aucun obus n’a déchiré le ciel du soir
Aucune ville incendiée
Aucune armée n’a envahi les plages pour lesquelles nous sommes morts
Aucun dictateur n’a été couronné

Je me suis réveillé au cours d’une nuit calme
Je n’ai entendu aucun bruit
Les maraudeurs ont attaqué dans l’obscurité
Et ont apporté la mort dans ma ville natale
Ils ont apporté la mort dans ma ville natale

Ils ont détruit nos usines familiales
Et ils ont pris nos maisons
Ils ont laissé nos corps sur les plaines
Les vautours ont dévoré nos squelettes

Alors écoute bien, mon fils
Sois prêt quand ils arriveront
Car ils vont revenir
Aussi sûr que le soleil se lève

Trouve-toi une chanson à chanter
Et chante-la jusqu'au bout
Chante-la fort et chante-la bien
Envoie ces barons voleurs droit en enfer (1)

Les voleurs avides qui sont venus
Et ont mangé la chair de tout ce qu’ils ont trouvé
Dont les crimes sont impunis à ce jour
Qui marchent maintenant dans la rue en hommes libres

Ils ont apporté la mort dans ma ville natale
La mort dans notre ville natale
La mort dans notre ville natale
La mort dans notre ville natale

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NOTES

L'accompagnement vocal est emprunté à la chanson The Last Word Of Copernicus (un vieux poème folk écrit par Philip Doddridge en 1755 et mis en musique par Sarah Lancaster en 1869), interprétée par The Alabama Sacred Harp Singers et enregistré par Alan Lomax le 12 septembre 1959.

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(1) L'expression "barons voleurs" est utilisée au XIXème siècle, pour décrire l'homme d'affaires américain tout puissant. A partir de 1890, cette expression a été systématiquement utilisée pour décrire les hommes d'affaires qui avaient amassé leur richesse par des pratiques douteuses. L'expression combine le côté criminel "voleur" à une aristocratie illégitime "baron" .

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"J'ai fait appel à mes racines et à des éléments de la musique celtique, car j'utilise la musique pour offrir un contexte historique à mes histoires. Death To My Hometown ressemble à la chanson d'un rebelle irlandais, mais fait référence à ce qui s'est passé il y a quatre ans seulement. Je veux faire comprendre aux gens que tout se répète, encore et encore : ce qui s'est déroulé en 2008 a déjà eu lieu juste avant le changement de siècle, et aussi juste après l'an 2000. C'est un cycle historique, dont les victimes sont toujours les mêmes. " (Rolling Stone, 29.12.2012)

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DEATH TO MY HOMETOWN


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