Bruce Springsteen
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

DUSTLAND

DESERT


-Brandon Flowers, Dave Keuning, Mark Stoermer & Ronnie Vannucci Jr-


A dustland fairytale beginning
With just another white trash county kiss
In '61, long brown hair and foolish eyes
He looked just like you'd want him to
Some kind of slick chrome American prince
A blue jean serenade
Moon River, what'd you do to me
Well, I don't believe you

Saw Cinderella in a party dress
She was looking for a night gown
Saw the devil wrapping up his hands
He's getting ready for the showdown
Saw the minute that I turned away
I got my money on a pawn tonight


The change came in disguise of revelation, set his soul on fire
She said she always knew he'd come around
And the decades disappear like sinking ships
But we persevere, God gives us hope
But we still fear what we don't know
The mind is poison
Castles in the sky sit stranded vandalized
The drawbridge is closing

Saw Cinderella in a party dress
But she was looking for a night gown
I saw the devil wrapping up his hands
He's getting ready for the showdown
I saw the ending when they turned the page
I took my money and I ran away
Straight to the valley of the great divide


Out where the dreams all hide
Out where the wind don't blow
Out here the good girls die
And then the sky won't snow
Out here the bird don't sing
Out here the field don't grow
Out here the bell don't ring
Out here the bell don't ring
Out here the good girls die

Now Cinderella don't you go to sleep
It's such a bitter form of refuge
Why don't you know the kingdom's under siege
And everybody needs you
Is there still magic in the midnight sun
Or did you leave it back in '61
In the cadence of a young man's eyes
Out where the dreams all hide

****

Un conte de fées dans le désert commence
Avec juste un autre baiser de petits bouseux blancs
En 1961, de longs cheveux bruns et un regard plein de bêtises
Il ressemblait juste à tout ce que tu voulais
Un genre de prince américain habile et luisant
Une sérénade en blue jean
Moon River (1), qu'est-ce que tu m'as fait ?
Je ne te crois pas

J'ai vu Cendrillon dans sa robe de soirée
Mais elle cherchait sa chemise de nuit
J'ai vu le diable se frotter les mains
Il se prépare pour la confrontation
Je l'ai vu à la minute où j'ai tourné le dos
Ce soir, j'ai mis mon argent en gage


Le changement est arrivé déguisé en révélation, a mis son âme en feu
Elle disait qu'elle avait toujours su qu'il viendrait
Et les décennies s'effacent comme des navires qui sombrent
Mais nous persévérons, Dieu nous donne de l'espoir
Mais nous craignons toujours ce que nous ne connaissons pas
L'esprit est empoisonné
Les châteaux dans le ciel restent coincés, vandalisés
Le pont-levis se ferme

J'ai vu Cendrillon dans sa robe de soirée
Mais elle cherchait sa chemise de nuit
J'ai vu le diable se frotter les mains
Il se prépare pour la confrontation
J'ai vu la fin de l'histoire lorsqu'ils ont tourné la page
J'ai pris mon argent et je me suis enfui
Tout droit dans la vallée du grand partage
(2)

Là où tous les rêves se cachent
Là où le vent ne souffle pas
Ici les filles sages meurent
Et la neige ne tombera pas
Ici l'oiseau ne chante pas
Ici le champs ne pousse pas
Ici la cloche ne sonne pas
Ici la cloche ne sonne pas
Ici les filles sages meurent

Cendrillon, ne va pas te coucher
C'est une forme de refuge si amère
Pourquoi ne sais-tu pas que le royaume est assiégé
Et que tout le monde a besoin de toi
Reste-t-il encore de la magie dans le soleil de minuit
Où l'avais-tu abandonné en 1961
Dans le rythme des yeux d'un jeune homme
Là où tous les rêves se cachent

****

NOTES

(1) Moon River est une chanson écrite par Johnny Mercer et composée par Henry Mancini pour le film Breakfast at Tiffany's (Diamants sur canapé) de Blake Edwards, sorti en 1961.

(2) The Great Divide est le nom donné à la ligne continentale de partage des eaux nord-américaine, de l'océan Pacifique aux océans Arctique et Atlantique, y compris le golfe du Mexique.


****

DUSTLAND
Dustland est une chanson du groupe The Killers, composée par Brandon Flowers (mais créditée aux membres du groupe : Brandon Flowers, Dave Keuning, Mark Stoermer, Ronnie Vannucci Jr), et sortie le 16 juin 2021. La chanson est une ré-écriture de la chanson A Dustland Fairytale, sortie initialement en 2008, sur leur album Day & Age.

****

"29 février 2020
Terminal 2 JFK
Destination : Salt Lake City, Utah.
Je suis légèrement plus anxieux concernant le vol de ce soir. Universal, pour se couvrir, vient juste d'envoyer un e-mail à tous les artistes : "Continuez la promotion A VOS RISQUES ET PÉRILS". Il y a un nouveau virus qui circule, et il met fin à la tournée promotionnelle de notre dernier et meilleur album - Imploding the Mirage. Nous sommes vachement fiers de l'album, et trépignons d'impatience à l'idée que le monde l'écoute. Mais ce qui devait être digne d'un lancement de fusée, d'une secousse sismique, d'une tournée à faire saliver, était sur le point de s'arrêter net dans un cri strident. J'ai beaucoup de temps devant moi avant d'embarquer, alors je me prends un burger chez Wendy's, et j'appelle Tana. Elle est enthousiaste à l'idée de voir son mari rentrer tôt. Et je dois être honnête, je suis moi-même légèrement soulagé de rentrer tôt à la maison.
Au moment où je trouve la porte d'embarquement, je reçois un texto d'un numéro que je n'avais pas dans mon répertoire. "Je regarde Glastonbury. Les gars, vous êtes devenus un sacré groupe sur scène mon frère ! J'aime le costume en or ! Faudrait qu'on joue Dustland un jour". Signé : "Bruce". J'avais là trois options : 1. Un monstre à sang froid me joue un tour cruel. 2. C'est Bruce Hornsby. Mais je ne lui ai plus parlé depuis 2015. 3. C'est vraiment Bruce Springsteen (j'ai oublié de noter les numéros des deux Bruce dans le téléphone). J'ai donc vérifié le code postal. C'était celui de Freehold, New Jersey, et je ne suis toujours pas convaincu. J'envoie alors un message à Evan (le fils de Bruce et Patti, qui est un de mes amis) et j'obtiens la confirmation que le numéro est vraiment celui de son père.
Et puis, le Covid est arrivé. Nous avons été désolés de ne pas partir en tournée, mais sincèrement heureux d'avoir pu sortir Imploding the Mirage, comme lot de consolation. C'est ce que nous faisons, et c'est ce que nous avons à offrir. Un album joyeux sur l'unité et la persévérance. Notre vision de cette lumière promise, qui vit au-delà de la frontière de la tristesse. J'ai toujours cherché à trouver et à projeter dans mes chansons cette lumière furtive. C'est un trait que j'ai hérité de ma mère Jean. Elle est morte d'une tumeur au cerveau en 2010, à l'age de 64 ans... 64 ans ! Je vais avoir 40 ans la semaine prochaine et je commence à réaliser combien elle était jeune. Trop jeune. Elle avait été mariée à mon père Terry pendant 44 ans. Dustland a été écrit au milieu de son combat contre le cancer. C'était une tentative pour mieux comprendre mon père, qui est parfois un mystère pour moi. De faire le deuil de ma mère. Pour comprendre leurs sacrifices et peut-être même entrevoir combien l'amour a besoin d'être fort pour survivre dans ce monde. C'était ma thérapie. C'était cathartique.
C'est à ce moment-là que Bruce est arrivé. Avant de devenir fan, je voyais tout en grand. TOUT plus grand que la vie. Certainement plus grand que les vies de Jeannie et Terry Flowers. Mais Bruce a beaucoup écrit sur des personnages tels que mes parents et il a trouvé énormément de beauté dans les espoirs et les rêves de personnes qui auraient été invisibles sans lui. Dans leurs luttes, et leurs pertes. Je lui suis reconnaissant d'avoir ouvert cette porte pour moi. Je suis reconnaissant envers mes parents pour leur exemple. Maintenant, allez découvrir quelque chose de nouveau sur votre père, allez embrasser votre mère, et, pour l'amour de Dieu, écoutez Bruce Springteen."
(Brandon Flowers, 16 juin 2021)


Lu 32 fois